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Une ville à jamais muette
Sur la route
j'entrevois la lune qui hurle
de tous ses lueurs –

*

Faible vibration du moteur _
Le pont des désolations n'est pas loin _

*

Je ne suis pas d'ici et pourtant,
nous ne sommes jamais loin d'un pont,
Est-ce à dire
qu'il y a tant de drames à franchir ?

*

Sentir l'innommable dans ces ténèbres,
humer dans son corps leur invraisemblance-
penser le verrou qui nous interdit d'y pénétrer,
sentir l'envie qui nous tenaille d'en sceller,
là - âme et essence
assises de toute une vie.

*

Cité à elle seule, elle se meurt
comme on mouche les chandelles -
Vous qui ne marchez plus qu'en absence,
vous qui n'haleter plus ni dans l'effort, ni dans un espace,
ne pensez pas à reconquérir !

*

J'ai beau scruter, je n'y vois que carcasses _
Des loups, des maigres restes _

Une ville qui s'éteint.
Des fenêtres qui s'obstruent.

A jamais, l'on trébuche.

# Posté le mardi 15 mai 2007 14:34

Modifié le jeudi 14 juin 2007 10:25

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...Comme une plaie ouverte sur le côté
on sait qu'un jour le destin va frapper

Comme la lave coulée d'un volcan
poussière de cendre et duvet blanc

L'innocence fragile vacillera incrédule
sur les tourniquets, chevaux à bascule

On ne sait rien des lendemains qui mordent
on perd ses repères puis on saute à la corde

Un jour on se pend puis on pense ses plaies
on ne sait rien des lendemains qui sourient

On ne sait jamais quand le destin va frapper
sur le toboggan étourdis on laisse filer la vie...

# Posté le mardi 15 mai 2007 14:34

Modifié le jeudi 14 juin 2007 10:27

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# Posté le mardi 15 mai 2007 14:33

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# Posté le mardi 15 mai 2007 14:33

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# Posté le mardi 15 mai 2007 14:32